• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Lucie Pellissier, lauréate de l’appel ERC Starting Grant 2019

Chargée de recherche CNRS dans l'unité mixte de recherche Physiologie de la reproduction et des comportements (UMR PRC) du Centre Inra Val de Loire, Lucie Pellissier a été sélectionnée pour la bourse Starting Grant 2019 du Conseil Européen de la Recherche (ERC). Elle obtient une aide de 1.5M€ qui lui permettra de mener à bien ses travaux sur le comportement social, et bénéficiera aussi à la dynamique de l’UMR.

Lucie Pellissier, lauréate de l’appel ERC Starting Grant 2019 (dans l'UMR PRC, Inra Val de Loire) © Bertrand Nicolas
Mis à jour le 04/10/2019
Publié le 09/09/2019

Les financements ERC Starting Grant récompensent des jeunes chercheurs de toutes nationalités à un stade précoce de leur carrière (2-7 ans après l’obtention de leur doctorat). En se basant sur un seul critère, l’excellence, ces bourses, s’élevant à 1,5 M€, facilitent l’intégration d’un scientifique dans un laboratoire membre de l’Union européenne ou d’un pays associé. Grâce à ces moyens conséquents, Lucie Pellissier pourra développer son équipe et initier des projets qui s’inscrivent dans le long terme. Ces travaux sont et seront menés en collaboration avec les équipes de recherche du pôle comportement de l’UMR PRC, incluant une étude approfondie sur l’hormone ocytocine, une des cibles de la sociabilité déjà identifiées. Ils s’appuieront sur les moyens de l’unité expérimentale Physiologie animale de l’Orfrasière (UEPAO) et sur les plateformes de l’UMR PRC du centre Inra Val de Loire.

Pour cette édition 2019, 408 lauréats de 51 nationalités ont été récompensés parmi les 3106 projets déposés (avec une chance de succès de 13,1 %) par les différents panels de l’ERC Starting Grants. Parmi eux, 38 % sont portés par des femmes.

Le projet Therautism :  recherches sur les substrats de la sociabilité entre individus

Le projet de Lucie Pellissier s’articule autour de deux axes. Le premier axe permettra d’identifier tous les substrats moléculaires et cellulaires de la sociabilité jusqu’alors méconnus ainsi que les événements qui favorisent la plasticité du cerveau, et l’interaction sociale entre congénères. Pour cela, les recherches porteront sur la comparaison des réseaux de neurones contrôlant la sociabilité chez des souris sociables et différentes lignées de souris présentant des déficits de sociabilité en lien avec des mutations de gènes liés à l’autisme. Une fois identifiés, ces substrats moléculaires seront validés chez différents mammifères, dont des animaux d’élevage, souffrant de déficits du comportement social.

Le deuxième axe consistera à déterminer les différents mécanismes communs menant à la dérégulation de ces substrats dans le cerveau et mettra ainsi en évidence de nouvelles cibles communes de la sociabilité. La modulation de ces cibles par différentes stratégies moléculaires et pharmacologiques pourrait améliorer la sociabilité et le bien-être d’individus affectés par des déficits de sociabilité.
 

Contact(s)
Département(s) associé(s) :
Physiologie animale et systèmes d’élevage
Centre(s) associé(s) :
Val de Loire

Contact scientifique

Lucie Pellissier, équipe Biologie et bioinformatique des systèmes de signalisation (BIOS), unité Physiologie de la reproduction et des comportements (PRC), UMR85 Inra, UMR7247 CNRS, Université de Tours, et Institut français du cheval et de l'équitation
Researchgate

Parcours

Lucie Pellissier obtient son doctorat en neurobiologie moléculaire en 2009 à l’Université de Montpellier au sein de l’institut de Génomique Fonctionnelle. Après un premier long post-doc à l’Institut Néerlandais des Neurosciences à Amsterdam, elle rejoint l’unité Physiologie de la Reproduction et des Comportements du centre Inra Val de Loire pour un second post-doc avec une bourse Marie Curie Agreenskills, à l’issue duquel elle est recrutée en 2017 comme chercheuse CNRS dans cette unité mixte de recherche. En 2018, elle devient co-responsable d’une des questions clés du Labex MAbImprove « comment moduler l’activité d’une cible par la liaison de l’anticorps ? ».

En savoir plus